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La relation DAF/DRD contextualisée dans le process de développement

Chaque projet de développement de nouveaux produits met en oeuvre des compétences multiples. Pour Michel Faivre-Duboz, Président de MFD Consulting, la relation DAF/DRD est au coeur de la réussite d'un projet.

A l'occasion de la parution de l'Observatoire de la relation entre la finance et l'innovation, Michel Faivre-Duboz, Président de MFD Consulting, Vice président de la SIA, évoque comment les destins des DRD et DAF sont étroitement liés dans le processus de développement des produits. C'est de leur solidarité et de leur confiance mutuelle que naît la réussite QCD* des projets.

Le processus de développement de nouveaux produits 

« Si l’on revient aux basiques, le développement des produits obéit à un processus simultané mettant en avant des compétences multiples et indispensables, parmi lesquelles :

  • le Marketing exprime le besoin client par des compétences subjectives de tendance et objectives de chiffrage (étude de marché, étude concurrence, etc.).

  • la R&D exprime sa réponse technique avec ses impasses éventuelles à traiter.

  • les spécialistes savent que l’ajustement est rapide sur une technologie connue de l’entreprise mais que l’innovation clivante nécessite de passer par des phases prototypes pour sécuriser les développements futurs sur la base d’un processus validé et éprouvé.

  • Le Contrôle de Gestion chiffre le projet pour en évaluer la rentabilité par sa cellule prix de revient et/ou sa comptabilité analytique. Comme le DRD qui doit inventer des techniques, le DAF doit savoir inventer les KPI appropriés.


Tout ceci fait l’objet d’un avant-projet discuté et approuvé ou non en Direction Générale. En cas de réponse positive, le projet ira en développement.

La relation DAF/DRD

Les destins de toutes les fonctions, mais en particulier celui des DRD/DAF sont alors liés vers la réussite QCD du Projet. Cet exercice crée une solidarité qui s’exprime aussi dans l’ajustement des budgets annuels car, pour une Direction Générale, les budgets de R&D sont souvent jugés trop élevés en frais fixes et investissements !

Je conclurais par une déclaration de Louis Schweitzer, quand il était président de Renault : « In fine, la confiance nait des engagements tenus, d’où l’exigence de solidarité inter-fonctionnelle qui en découle ».

Michel Faivre-Duboz
Président de MFD Consulting,
Vice président de la SIA, société des ingénieurs de l’automobile,
ancien Directeur de la R&D véhicule - Renault SAS

(*QCD : qualité, coûts, délais)

Témoignage proposé dans le cadre de l'Observatoire de la relation entre la finance et l'innovation.