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PRÉSIDENTIELLES 2017 : Travail & Entreprises, le programme de Marine Le Pen

Quels seraient les impacts sur les entreprises des programmes des principaux candidats : décryptage de nos experts.

Marine le Pen, candidate du Front National, annoncée par la plupart des sondages au deuxième tour des présidentielles, a dévoilé en février dernier  les 144 engagements de son programme.

Trois mesures principales peuvent être dégagées : l’emploi, la retraite et le dialogue social.

Les quelques mesures liées à l’emploi :

La loi Travail

Marine Le Pen souhaite abroger la loi El Khomri sur le travail, qu'elle juge «néfaste». En revanche, elle a affirmé vouloir maintenir les 35 heures tout en ouvrant la voie à une négociation au niveau des branches professionnelles et à la condition d’une compensation salariale intégrale (37 heures payées 37 ou 39 heures payées 39), avec la réintroduction du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires.

Le seuil de déclenchement des heures supplémentaires pourrait ainsi être relevé par les branches.

La protection sociale

La candidate souhaite un meilleur encadrement des organismes de protection complémentaire, en imposant plus de transparence sur l'utilisation des cotisations et en instaurant une règle d’or sur les frais de gestion.

Pour favoriser l’emploi des jeunes, elle prévoit la création d’un dispositif « premier emploi » qui exonère totalement de charges la première embauche d’un jeune de moins de 21 ans par une entreprise et ce pour un délai maximum de deux ans.

Elle prévoit également de faciliter l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap et de renforcer la lutte contre toutes les discriminations liées aux handicaps et à la santé.

Elle envisage un abaissement des  charges sociales mais uniquement pour les TPE-PME en fusionnant l’ensemble des dispositifs d’allègement des charges sociales de manière dégressive (le CICE serait transformé en allègement de charges et entrerait dans le dispositif). Cet allègement de charges serait conditionné au maintien de l’emploi.

Elle souhaite ainsi réorienter « 50 milliards d’euros de baisses de charges du CICE vers les TPE et PME. »

Elle rejoint ainsi les positions des candidats Macron et Fillon sur la transformation du CICE en allègements de charges mais avec cette particularité de réserver cet allègement aux TPE-PME.

Pour relancer le pouvoir d’achat, elle préconise d’instaurer une prime de pouvoir d’achat  à destination des bas revenus et des petites retraites (pour les revenus jusqu’à 1 500 euros par mois), qui serait financée par une contribution sociale sur les importations de 3 %.

Pour l’égalité salariale femme/homme et la lutte contre la précarité professionnelle et sociale, un plan national sera mis en place.

Le prélèvement à la source

La candidate souhaite la suppression du prélèvement à la source qui devait entrer en vigueur en janvier 2018, et ce afin de protéger la vie privée des Français et d’éviter une complexité administrative supplémentaire pour les entreprises.

La retraite 

Elle propose que l'âge légal de la retraite soit fixé à 60 ans avec 40 annuités de cotisation pour pouvoir percevoir une retraite à taux plein.

Elle souhaite une réforme du compte pénibilité qu’elle juge inapplicable dans sa forme actuelle. Celui-ci serait remplacé par un nouveau dispositif qui reposerait sur une évaluation personnalisée, effectuée par une médecine du travail qui sera reconstituée et ce dans le prolongement de l’abrogation de la Loi travail.

La pénibilité ainsi constatée serait compensée par une majoration des annuités de retraite.

Le dialogue social 

Les mesures proposées par la candidate sont dans la lignée de celles proposées par le candidat Fillon qui tendent à restreindre le rôle des institutions représentatives du personnel, à l’inverse des mesures préconisées par les candidats Hamon, Mélenchon et Macron.

Elle propose ainsi de :

  • Fusionner les instances représentatives du personnel dans les entreprises comptant entre 50 et 300 salariés (hors représentation syndicale)
  • Supprimer le monopole de représentativité des syndicats
  • Mettre en place un contrôle "public" du financement des syndicats 
  • Réduire le nombre des obligations administratives liées au seuil social de 50 salariés

Très récemment, la candidate a dévoilé les dix premières mesures de son éventuel quinquennat parmi lesquelles figurent la retraite à 60 ans, la défiscalisation et la majoration des heures supplémentaires ainsi que la réorientation du CICE.

Si son programme est articulé autour de grands thèmes tels que l’immigration, la sécurité, la remise en cause de l’euro, priorité nationale, etc..,  on ne peut que constater que les mesures centrées autour du travail et des entreprises restent mineures en comparaison de celles des autres candidats.

De plus, les mesures protectionnistes de la candidate, notamment la mesure phare de son programme : l’abandon de l’euro, ne sont pas en mesure de rassurer les entreprises.

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