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Les Écoles universitaires de recherche

Analyse rétrospective suite à la première vague.

 

 

Gagner en visibilité à l’international, structurer le système français :

L’action « Écoles universitaires de recherche » du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) a été conçue pour renforcer l’attractivité et la visibilité internationale des activités de recherche et de formation d’un site universitaire dans un ou plusieurs domaines d’excellence scientifique, par la création d’une ou de plusieurs écoles Universitaires de Recherche (EUR).
A partir de la rentrée 2018, les 29 EUR sélectionnées au cours de la première vague de l’appel à projets « Écoles universitaires de recherche » ont vu le jour en France. Les lauréats de la seconde vague de l’appel à projets complèteront le paysage thématique des EUR en France.

Les EUR, qui s’inspirent du modèle anglo-saxon de la « graduate school », proposent autour d’une thématique scientifique un cursus cohérent et intégré du début du master à la fin du doctorat, et s’appuient sur un consortium pluridisciplinaire de laboratoires de recherche de haut niveau. Elles rassemblent ainsi dans une même dynamique d’excellence universités, écoles et organismes de recherche, pour renforcer sur le long terme le rayonnement national et international d’une communauté de chercheurs, d’enseignants-chercheurs et d’étudiants travaillant ensemble sur une même thématique scientifique.

Il s’agit d’une part de rendre facilement identifiables auprès des étudiants et des chercheurs étrangers les points forts thématiques des établissements et des sites universitaires sur l’ensemble du territoire pour en renforcer l’attractivité et la visibilité internationale.
Le modèle de « graduate school » est en effet internationalement connu et reconnu, dans son pilotage et dans son organisation, et en cela familier des étudiants et des chercheurs internationaux. Cette action revêt d’autre part un caractère structurant pour le système d’enseignement supérieur et de recherche en participant à la structuration et l’organisation des formations en deux grands cursus, comme le préconise le processus de Bologne (L.M.D.) : licence d’une part, master et doctorat d’autre part.
L’action vise à créer des liens organiques entre les universités, les écoles et les organismes de recherche autour de la signature scientifique des établissements et des sites.

 

 

Des options stratégiques gagnantes :

L’analyse de l’organisation des EUR retenues dans le cadre du premier appel à projets nous enseigne sur les caractéristiques majeures attendues par le jury international pour de telles écoles.

Le consortium d’abord.

Inscrites dans une dynamique d’excellence, les EUR retenues lors de la première vague regroupent des laboratoires de différentes disciplines qui développent une activité de recherche de premier plan, que ce soit dans les domaines des sciences exactes et expérimentales ou des sciences humaines et sociales.

Les laboratoires regroupés s’engagent dans un processus d’excellence qui consiste notamment en l’adoption des meilleures pratiques internationales pour le pilotage et la mise en œuvre de l’EUR.
Par ailleurs, en lien avec les attentes en matière de recomposition du paysage de la recherche et de l’enseignement supérieur en France, les EUR retenues lors de la première vague s’appuient pour nombre d’entre elles sur la mutualisation des moyens et des activités d’au moins une université, une école et un organisme de recherche, en vue de proposer une offre de formation et de recherche cohérente, lisible et adaptée.

L’organisation pédagogique.

Les EUR sélectionnées lors de la première vague sont nombreuses à proposer un programme de formation en rupture avec l’existant avec une approche pédagogique articulant accompagnement et autonomisation des étudiants, outillée de dispositifs ad hoc. Le programme favorise d’une part une pédagogie active, interactive et participative avec la mise en place d’un système modulaire (majeure-mineure), de classes inversées, de cours en ligne, de projets d’étude collectifs, d’actions de vulgarisation scientifique à destination du grand public, ou encore la création de fablab. D’autre part, un accompagnement personnalisé du master au doctorat avec pour chaque étudiant un projet personnel et professionnel co-construit avec l’équipe pédagogique (rencontres, mentorat, bilans d’étape). Ces pratiques visent à favoriser le développement de l’esprit d’initiative et d’indépendance des étudiants tout au long du cursus master et doctorat.

Les liens avec l’environnement.

Pour assurer la mise en circulation fluide des compétences et des savoirs dans la société, et pour favoriser l’employabilité et l’internationalisation des futurs diplômés, les EUR proposent pour la plupart un programme de formation fortement connecté à son environnement :

  • Connexion avec le monde de la recherche académique d’une part, via un processus de découverte (intervention des chercheurs), d’immersion (enseignement dans les laboratoires, stages en laboratoire) ou encore de production (publications, participation à un fablab).
  • Articulation étroite avec les réseaux de métiers et d’expertises extra-académiques d’autre part, via la mise en place de stages dans l’industrie et/ou au sein d’institutions culturelles, l’intervention d’acteurs extra-académiques dans le programme de formation, ou encore les connexions avec les réseaux professionnels des domaines concernés.
  • Une ouverture internationale enfin, avec des dispositifs d’internationalisation prévus dans le programme de formation : bourses de mobilité, mise en place de cotutelles internationales de thèse, mise en place d’une politique internationale de double diplôme, ou encore objectif d’un enseignement « tout en anglais » ou « tout bilingue ».

 

Ces pratiques visent à assurer la pertinence des objectifs de formation en matière de connaissances et de compétences, tout en offrant aux étudiants les moyens pour comprendre et s’inscrire dans les enjeux scientifiques et sociétaux d’un monde sans cesse en mouvement.

 

 

Appel à projets EUR : conclusion

La seconde vague de l’appel à projets EUR complétera le paysage thématique des écoles universitaires de recherche en France.

Cette vague, dotée de 100M€, va s’adresser aux seuls sites universitaires qui n’ont pas le label idex ou isite. Les dossiers devront être déposés à la mi-avril 2019, pour une sélection en juillet.

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