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Operations performance

La mobilité des salariés : un enjeu majeur de performance pour les entreprises

Les entreprises françaises prennent progressivement la mesure des impacts des transformations culturelles et sociétales actuelles, avec des nouvelles technologies de plus en plus présentes, un nomadisme grandissant et des changements de comportements et d’usages des collaborateurs. Elles font face à des pressions budgétaires et écologiques de plus en plus fortes, qui les amènent à faire évoluer les paradigmes installés et à concevoir de nouvelles solutions innovantes pour améliorer la mobilité des salariés.

La mobilité, deuxième poste de dépenses dans l’entreprise, concerne des familles aussi diverses que la flotte automobile, les télécoms, les voyages d’affaires ou encore l’immobilier. Pourtant, 30% des entreprises(1) ne connaissent pas leur Coût total de Mobilité (TCM). Or, il arrive fréquemment que ce coût soit supérieur au salaire chargé d’un salarié.

Alors, comment faire de la mobilité un projet stratégique pour la performance de l’entreprise ? 

Un bouleversement des usages en seulement quelques années

La transformation digitale n’a pas seulement bouleversé les modes de fonctionnement des entreprises, mais aussi la mobilité des collaborateurs : passage du mono modal au multi-modal puis au transmodal, développement de la voiture et du vélo partagés, apparition de cybercars, développement des alternatives aux déplacements... de nouveaux comportements sont apparus. Aujourd’hui on ne pense plus « moyens de transport » mais « mode de vie ». Des nouveaux usages qui mettent l’expérience utilisateurs au cœur de la mobilité. La portée de ces transformations va bien plus loin, obligeant les entreprises à des réflexions globales sur la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), la sécurité des collaborateurs et des données. A court terme, les entreprises vont être confrontées à la gestion de nouveaux impacts liés à l’open booking (réservation des déplacements en dehors des canaux habituels de l’entreprise), la gestion du stress du voyageur, le « Bring Your Own Device » (BYOD), le « blurring » entre vie personnelle et vie professionnelle ou la difficulté grandissante à récupérer et intégrer les données liées aux déplacements.

Des démarches sources de lien social et de médiation

Les possibilités sont nombreuses, que ce soit en matière de flotte automobile (autopartage, car allowance, covoiturage, crédit mobilité, etc), de voyages d’affaires, (open booking), de Télécoms  (visioconférence, télétravail et techniques de consultation de ses mails pros à distance, BYOD, téléphonie sur IP…), ou même d’Immobilier (flex offices, espaces collectifs et de coworking, création d’espaces alternatifs …)
Pour les entreprises, les bénéfices sont nombreux. Se pencher sur le sujet de la mobilité c’est l’opportunité de :

  1. Réduire leurs coûts, en actionnant tous les leviers de la mobilité et en trouvant des solutions alternatives aux déplacements. Par exemple : rationnaliser le parc de véhicules, diminuer les coûts télécoms et IT, optimiser les locaux professionnels  avec de nouveaux aménagements ;
  2. Améliorer l’expérience collaborateurs  en leur permettant de voyager à moindre coûts, plus confortablement et sans stress et en renforçant les relations entre les différents acteurs de la société ;
  3. Développer une conscience écologique en baissant les dépenses énergétiques et les émissions polluantes (incitation à développer une conscience écologique citoyenne).

La mise en place de ces leviers peut être créatrice d’un véritable lien social. La mobilité devient alors un outil de médiation et de communication efficace au sein de la société. Elle permet aussi à l’entreprise de renvoyer une image positive, celle d’une entreprise soucieuse de ses employés et de l’environnement, utile également à l’attractivité de sa marque employeur

En France, la mobilité n’interpelle pas suffisamment, malgré la volonté des pouvoirs publics

La loi sur la transition énergétique a rendu obligatoire pour les entreprises de plus 100 salariés la mise en place d’un plan de déplacement d'entreprise (PDE) pour leurs salariés depuis le 1er janvier 2018.
Ce plan vise à optimiser les déplacements liés aux activités professionnelles pour limiter les émissions polluantes et la consommation d’énergie, désengorger et décongestionner les axes domicile – travail, et limiter les embouteillages.
Alors, pourquoi aujourd’hui seules 20% des entreprises(2) disent avoir déjà effectué cette démarche ? On peut l’expliquer par la méconnaissance des aides disponibles (ADEME), la complexité d’identifier les bons guichets, à comprendre les actions publiques locales et le manque d’un guichet unique en matière de mobilité qui permettrait de centraliser et faciliter les démarches nécessaires.

Il faut souligner également qu’il n’existe pour le moment aucune sanction financière… la loi indique seulement qu’en cas de non-respect, l’ADEME n’aidera ni financièrement ni logistiquement l’organisation.
Or, le sujet est pourtant stratégique. Il est aujourd’hui nécessaire de favoriser la mobilité et de mettre en place un environnement de travail qui soit adapté à la culture, aux métiers et aux objectifs stratégiques de l’entreprise.

Comment déployer un plan de mobilité d'entreprise efficace en plusieurs étapes

La mobilité implique tous les métiers dans l’entreprise, ce qui la rend d’autant plus complexe à appréhender. Il s’agit de faire parler les achats avec la finance, la DRH, la DSI et les gestionnaires de parc, d’organiser des instances régulières, de définir et de bien suivre des indicateurs, tout en ayant un raisonnement global, ouvert aux tendances du marché, pistes et opportunités.
De grandes étapes clés sont indispensables pour réussir son plan de mobilité :

  1. Faire un audit de l’existant à l'intérieur de l'entreprise et évaluer les différentes solutions déjà mises en œuvre en matière de déplacements, mais aussi plus largement d’organisation du travail,
  2. Dresser un catalogue d’actions permettant de diminuer l’impact environnemental des déplacements professionnels puis définir en même temps un budget et un calendrier. Prévoir un budget suffisant est essentiel, notamment la première année de déploiement du projet,
  3. Accompagner la mise en œuvre du projet d’un plan de communication en interne afin de l’expliquer aux collaborateurs et de les convaincre de la nécessité d’une telle démarche.

Nous assistons à un changement majeur dans le fonctionnement des organisations. L’organisation taylorienne telle que nous la connaissons est dépassée. Une nouvelle conception du travail se met en place offrant ainsi aux collaborateurs une plus grande autonomie, favorable à la créativité et à la collaboration. De fait, la digitalisation contribue à permettre au salarié de sortir du cadre strict de l’entreprise pour exercer son activité professionnelle. Jusqu’où les entreprises iront pour concilier les attentes du salarié avec les besoins de l’entreprise ?

Marketing Manager chez Ayming, Charlotte Hammer compte plus de 8 années d’expérience en stratégie et développement marketing, notamment dans le domaine des opérations et des achats. Elle a soutenu le  développement de la practice mobilité au sein de la Business Line Operations performance.

Matthieu Blaise est Manager chez Ayming où il assure le suivi et le pilotage de missions sur les 10 expertises de la Business Line Operations performance. Il débute sa carrière comme acheteur chez Arval puis devient consultant en organisation chez Cap Gemini avant de rejoindre Ayming en 2009 afin d’y développer la practice mobilité.

 

(1) Source Ayming (% constaté en moyenne chez nos clients)

(2) Source Ayming (sondage effectué en mai 2017 – Université des achats – Atelier Mobilité co animé par Ayming et Allianz)

 

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