Depuis la réforme du barème en 2025, le coût des avantages en nature véhicule a fortement augmenté, en particulier pour les flottes thermiques. Dans ce contexte, de nombreuses entreprises redécouvrent l’intérêt de la méthode au réel, longtemps jugée trop complexe. Pourtant, lorsqu’elle est bien maîtrisée, cette approche peut réduire significativement la charge sociale et fiscale liée aux véhicules de fonction. Voici pourquoi (et pour qui) le calcul au réel devient aujourd’hui un véritable levier d’optimisation.
Quelles candidatures font l’objet d’aides à l’embauche ?
Lorsqu’un salarié dispose d’un véhicule de fonction qu’il peut utiliser à titre privé, cela constitue un avantage en nature (AEN). Concrètement, cela signifie que :
- cet avantage est intégré dans la rémunération.
- Il est soumis à cotisations sociales.
- Il est soumis à impôt sur le revenu.
Jusqu’ici, la majorité des entreprises optaient pour la méthode forfaitaire, jugée plus simple à appliquer. Mais avec les évolutions réglementaires de 2025 et l’essor des véhicules connectés, la méthode au réel redevient une option particulièrement intéressante… et potentiellement beaucoup plus économique.
Les 2 méthodes de calcul de l’avantage en nature
La méthode forfaitaire
C’est la méthode la plus utilisée. Elle consiste à appliquer un pourcentage fixe :
- sur le prix d’achat du véhicule (s’il est acquis),
- ou sur le loyer annuel (s’il est en leasing).
Ce pourcentage peut être majoré si l’employeur prend en charge le carburant pour un usage privé. Autrement dit, que le salarié fasse 5 000 km ou 25 000 km professionnels par an, le montant reste calculé sur une base fixe.
La méthode des frais réels
Ici, la base de calcul reste similaire (amortissement ou loyer, assurance, entretien, carburant), mais le montant de l’avantage en nature dépend surtout de la part d’usage privé réellement constatée. Seule la fraction correspondant à l’utilisation personnelle du véhicule est prise en compte. Cette méthode reflète donc plus fidèlement la réalité d’utilisation, mais elle est aussi plus complexe à mettre en œuvre.
Le nouveau barème avantage en nature véhicule 2025 : une augmentation drastique de la charge sociale sur les véhicules thermiques
Depuis février 2025, le barème de l’évaluation forfaitaire pour les véhicules thermiques a subi une augmentation significative de la charge sociale. Par exemple :
- Pour un véhicule loué, le forfait passera de 30 % à 50 % du loyer annuel.
- Pour un véhicule acheté de moins de 5 ans, il passera de 9% à 15 %.
Cette hausse rend la méthode forfaitaire de plus en plus coûteuse pour l’entreprise (charges patronales plus élevées) et le salarié (assiette fiscale et sociale plus importante), incitant à une revue urgente de la politique automobile pour contenir les coûts.
Pourquoi la méthode au réel peut générer des économies significatives ?
Dans le cas des salariés qui utilisent majoritairement leur véhicule de fonction à des fins professionnelles, la méthode au réel est bien plus avantageuse car la part de l’usage privé (l’AEN) diminue proportionnellement dans le calcul au réel.
Contrairement au forfait qui applique un pourcentage fixe quel que soit l’usage, le calcul au réel reflète la réalité de la conduite.
Par exemple,
Un commercial parcourt :
- 30 000 km par an,
- dont 24 000 km professionnels,
- et seulement 6 000 km privés.
Cela signifie que 80 % de l’usage est professionnel.
Avec la méthode forfaitaire, le calcul ignore cette réalité.
Avec la méthode au réel, seuls les 20 % d’usage privé sont intégrés dans l’avantage en nature.
Plus la part professionnelle est élevée, plus le montant imposable diminue, et plus les économies sont réelles.
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