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La France : Une position de Leader de l’IA

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Actualités
mai 4, 2018

La France compte de nombreux talents que s’arrachent les géants du numérique.

Nous pouvons notamment citer Jérôme Pesenti qui après avoir dirigé la recherche IA pendant 5 cinq chez IBM, vient d’être nommé début 2017 Responsable du laboratoire de recherche IA de Facebook. Nozha Boujemaa, la directrice de l’institut Cinvergence DataIA et directrice de recherche à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) relève notamment que « Les grands groupes internationaux déploient le tapis rouge aux Français. Certains vont même jusqu’à mettre des équipes au fuseau horaire de Paris pour s’adapter à un Français qui veut rester au pays. »

Le développement de l’intelligence artificielle

Pour renforcer encore d’un cran les recherches autour de l’IA, le Hub FranceIA a été créé avec pour objectif « de mettre en réseau les différents acteur français pour consolider le potentiel français dans la perspective d’un passage à l’échelle européenne ». Ce Hub compte notamment parmi ses membres fondateurs de grandes sociétés Française telles que La SNCF, Air Liquide, Air France, La Banque postale, la Société générale.

Dans le cadre du Sommet intelligence artificielle « AI For Humanity », Emmanuel Macron a présenté le 29 mars 2018 au Collège de France la stratégie du gouvernement en matière d’intelligence artificielle. Lors de son discours, la mise en place « d’un programme national pour l’intelligence artificielle coordonnée par l’INRIA, en lien avec les autres organismes de recherche partenaire et les universités liées » a été annoncé. Lors de son intervention, le Président a précisé que sur les 10 milliards d’euros consacrée à l’innovation un budget de :

  • 100 millions d’euros sera débloqué dès 2018 pour favoriser le développement des start-up en IA ;
  • 70 millions d’euros par an sera alloué à l’émergence de start-up via Bpifrance ;
  • 400 millions d’euros sera dédié aux laboratoires de recherche pour le financement de défis d’innovation ou pour la réalisation de projet industriels consacré à l’IA.

La place de l’IA dans le domaine des transports

Lors de son discours du 29 mars 2018 Emmanuel Macron a également précisé vouloir mettre l’accent sur deux domaines d’activité clés : les transports et la santé.

Ainsi concernant le marché des transports, le gouvernement prévoit la mise en place d’un cadre législatif permettant la circulation de véhicule autonome de niveau 4 d’ici 4 ans.

Nous publierons courant avril notre stratégie française pour le véhicule autonome porté par Anne-Marie Idrac, avec l’ambition de positionner la France à la pointe de l’expérimentation et de l’industrialisation. Dès le début de l’année prochaine, nous disposerons d’un cadre législatif Tweeter cette citation

Pour les constructeurs automobiles, la maîtrise de l’IA est un axe stratégique majeur sur le terrain de la voiture autonome qui est considéré, comme le plus important enjeu industriel sur les prochaines décennies.

L’équipementier automobile français Valeo a notamment fait de l’IA l’un de ses axes de développement prioritaires en ouvrant un centre de recherche fondamentale spécifiquement dédié à l’intelligence artificielle.

Dans le domaine de la voiture autonome, même si de nombreuses avancées technologique ont été faite notamment au niveau des technologies de capteurs pour pouvoir permettre aux voitures d’être capables de s’adapter à un environnement spécifique (signalisation, régulation de vitesse, la présence de piétons ou divers obstacles, etc.), les véhicules ne sont pas encore capables de prendre des décisions de manière autonome. Ainsi, pour pouvoir être en capacité d’apporter un jugement, la voiture doit pouvoir reconnaitre l’environnement où elle se trouve comme les virages, carrefour, vitesse autorisée, etc. Les travaux de capitalisation de données et de cartographie des routes sont ainsi en cours de réalisation par les groupes automobiles.

Notons que l’intégration de l’IA dans les véhicules ne se limite pas uniquement aux fonctions autonomes. En effet, l’IA va également permettre de travailler sur des nouveaux systèmes de communication comme car-to-car (de véhicule à véhicule) ou encore car-to-X (du véhicule vers les infrastructures). Ces technologies pourraient notamment contribuer à des économies de carburant, en permettant d’éviter un bouchon ou de ralentir progressivement à l’approche d’un obstacle.

Les véhicules autonomes seront capables, grâce au deep learning de brasser d’immenses quantités de données, de déterminer ainsi quels types de situations produisent généralement un accident, et ainsi de réagir lorsqu’une situation similaire se présente. Tweeter cette citation

Affirme Ron Di Carlantonio fondateur et chef de la direction d’iNAGO.

L’intégration de l’IA dans le développement de l’Usine 4.0

La modernisation de l’industrie française est un enjeu majeur pour la rendre notamment plus compétitive. Le projet national « Industrie du Futur » a ainsi pour but d’orienter chaque entreprise industrielle vers la modernisation de ces outils de productions. Ces transformations vont notamment conduire à des modifications sur deux grands axes majeures à savoir :

  • Les principes de conceptions et de commercialisations des produits ;
  • Au niveau organisationnel pour permettre aux entreprises de gagner en agilité, en performance et en compétitivité (organisation du travail, gestion des compétences et des métiers, etc.)

Le groupe Bosch en tant que fabricant reconnu de solution connecté a déjà engagé sa démarche de transformation. Comme précisé dans son livre blanc « L’usine connectée, prêt ? » le groupe est impliqué dans plus de 150 projets pilotes qui s’articulent autour « de thématiques aussi diverses que la gestion de la production en série, la customisation, le service client, la maintenance prédictive, la gestion des stocks ou la conception d’objets connectés ». Ces travaux visent notamment à apporter des solutions sur 3 enjeux cruciaux pour les entreprises industrielles françaises :

  • Être capacitaires pour produire et livrer dans les temps
  • Être compétitives pour durer
  • En utilisant la technologie pour inventer de nouveaux produits et services.
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