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CIR et archéologie : des opérations éligibles

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L’archéologie est une science qui connaît une véritable révolution du fait des possibilités que créent les nouvelles technologies (les scanners 3D, la photogrammétrie, la muographie, l’impression 3D, la réalité virtuelle, les drones, etc.). L’intégration de ces technologies peut confronter les acteurs de l’archéologie à de véritables verrous techniques à lever par l’expérimentation. Cette difficulté rend certaines opérations associées à l’activité archéologique éligibles au Crédit Impôt Recherche (CIR).

L’archéologie : un réservoir infini de cas d’applications

Dans l’usage et l’intégration de la photogrammétrie, l’opération de recherche souligne que l’usage de cette technologie est plus difficile à systématiser en raison de l’accessibilité, des grandes surfaces et des volumes complexes freinant l’instauration de protocoles stricts d’enregistrement 3D. Le choix a été fait d’intégrer cet enregistrement 3D dans le cadre de fouilles préventives puis de l’étendre aux diagnostics.
Ces procédés ont permis de lever un certain nombre de problématiques rencontrées en archéologie préventive (délais, accessibilité, sécurité) et d’apporter une vision globale des édifices étudiés.
L’exploitation de la technologie amène à repenser les méthodes d’enregistrement et de relevé en élévations pour lesquels les contraintes, avantages et limites de la démarche sont exposés. Toutefois, des interrogations demeurent sur le temps d’acquisition, la qualité des traitements effectués mais aussi les problèmes de conservation et d’archivage de ces données.

Par ailleurs, nous pouvons également citer un autre projet de grande envergure sur les objets ferreux qui a été entrepris par un laboratoire dont la mission principale est la conservation-restauration d’objets archéologiques, notamment du patrimoine sous-marin. L’un des axes de travail auquel elle a fait part a consisté à étudier l’efficacité de différentes solutions de protection et de consolidation de canons en fonte de fer exposés en front de mer et très fragilisés par ce milieu agressif (formation d’une couche graphitique très friable, résultat du phénomène de corrosion).

Différents verrous ont été soulevés lors de cette étude expérimentale :

  • Les produits consolidants testés ont-ils un effet sur la cohésion du matériau et pénètrent-ils suffisamment en profondeur (mesures de dureté, analyse par spectroscopie IR après carottage) ?
  • Quelles sont les méthodes novatrices à explorer pour une protection potentielle des objets ferreux : électropolymérisation, utilisation de nanocapsules, biominéralisation ?

D’après notre analyse, ces projets présentent des incertitudes et des limites techniques qui répondent aux critères du CIR. Le Guide du Ministère français de lʼEnseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation précise toutefois que :« Les activités qui relèvent de la R&D dans les opérations d’archéologie et qui sont éligibles au CIR, peuvent soulever quelques difficultés lorsqu’il s’agit de les identifier de manière claire et distincte ».

Nos experts sont là pour vous aider à déterminer le caractère éligible au CIR de vos projets.

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