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Lombalgies et TMS, des chiffres qui incitent à prendre le sujet à bras le corps

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Actualités
mars 6, 2019

Dans son essai « Absentéisme : l’alerte rouge », Fabien PIAZZON relève : « un salarié qui a mal au dos est un homme qui travaille mais qui en souffre »¹.

La lombalgie aiguë est le deuxième motif de consultation chez le médecin généraliste pour la lombalgie aiguë – le huitième pour la lombalgie chronique. Une lombalgie sur cinq entraîne un arrêt de travail. La lombalgie représente 30 % des arrêts de travail de plus de six mois et constitue la troisième cause d’invalidité pour le régime général.

L’essentiel 2017 sur la Santé et sécurité au travail de l’assurance maladie indique que les lombalgies représentent 20 % des accidents du travail. Les secteurs les plus concernés étant :

  • le transport
  • la logistique
  • le BTP
  • les soins à la personne
  • les services de l’eau

La lombalgie constitue près de 15 % des accidents de trajet et 7 % du total des maladies professionnelles reconnues.

Certaines caisses régionales communiquent aussi sur leurs propres données pour sensibiliser les employeurs de leur région. Nous apprenons ainsi qu’en Pays de la Loire les lombalgies représentent 560 478 journées de travail perdues en 2017 soit 2631 temps plein.

En novembre 2018, l’assurance maladie a lancé un programme de sensibilisation sur la lombalgie. La communication autour de ce dernier nous confirme que l’impact économique des lombalgies est très important. Pour la branche maladie les dépenses associées s’élèvent à 661 millions dont 353 millions pour les arrêts de travail. Pour la branche accidents du travail, le montant est encore plus considérable : un milliard d’euros par an dont 580 millions pour les arrêts de travail.

Avec l’appui du groupe d’experts mobilisé à ces côtés, l’Assurance Maladie met donc en œuvre un programme global visant à :

  • promouvoir un parcours optimisé auprès des médecins généralistes et de l’ensemble des professionnels de santé concernés par la lombalgie, notamment les masseurs-kinésithérapeutes ;
  • mettre en place une campagne grand public pour diffuser les messages essentiels sur la lombalgie et lutter contre les idées fausses ;
  • mobiliser les entreprises pour favoriser la prévention de lombalgie et le maintien en emploi des salariés.

Une campagne spécifique dédiée au monde de l’entreprise a débuté cet automne, le slogan de cette action est le suivant « Faites du bien à votre entreprise, agissez contre le mal de dos » Le Docteur Marine Jeantet, directrice des risques professionnels à la CNAM déclare : « beaucoup d’employeurs sont encore fatalistes à l’égard de cette pathologie ». Il faut toutefois relever que les choses vont dans le bon sens.

Qu’en est-il plus spécifiquement des troubles musculo squelettiques  (TMS) ?

Selon les dernières données de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie,  les maladies professionnelles continuent de diminuer en 2017 (-0,5%) et les TMS suivent cette même tendance à la baisse (-0,4%) .

Il n’en demeure pas moins que les troubles musculosquelettiques restent la première cause de maladie professionnelle en France avec environ 42 000 déclarations par an.

Les maladies professionnelles du tableau 57 ou affections péri articulaires provoquées par certains gestes et postures de travail arrivent en tête en représentant 90% des TMS.

Ainsi, bien qu’en baisse, les TMS restent un sujet prioritaire pour les entreprises, qui les subissent à plusieurs niveaux (humains, organisationnels, financiers), malgré souvent de lourds investissements (aménagements des postes de travail…)

Pourquoi ces investissements ne permettent pas toujours de constater d’améliorations ?

Les tensions liées aux forces, rythmes et stress imposées par l’activité de travail sont des sources de TMS. Bien que liées aux gestes, postures de travail et aux manutentions manuelles de charges, elles voient souvent leurs racines dans des causes bien plus profondes comme le reflet d’un climat social difficile ou d’une organisation du travail perfectible.

Dans ce cadre, une démarche de prévention des TMS implique une analyse des situations de travail et une identification des facteurs de risques dans l’objectif de transformer les situations de travail pour préserver la santé des collaborateurs.

Mobiliser l’ensemble des collaborateurs d’une entreprise et les rendre tous acteurs du sujet, donne du sens à la démarche et la pérennise.

Dans cette dynamique, Ayming accompagne au quotidien de plus en plus d’entreprises pour mettre en place des solutions pour améliorer la qualité de vie au travail des salariés et ainsi réduire les lombalgies : études ergonomiques, mise en place d’échauffements avant la prise de poste, formation des managers, campagnes de sensibilisation auprès des collaborateurs sur les leviers pour rester en bonne santé.

Ayming peut vous accompagner pour faire un état de votre situation et ensuite vous proposer les solutions adaptées.


¹ 
Absentéisme : l’alerte rouge, Panser et repenser le Travail par Fabien Piazzon / Ayming Institute / Débats Publics – Maison d’édition et de débats.

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